L’ornementation d’un monument funéraire

Deux techniques génerale graver sur la stèle d’un monument funéraire :

  • La gravure à la main : cette taille traditionnelle est exécutée par un graveur au moyen d’un burin et d’un marteau. C’est une taille en V assez profonde qui prend bien la lumière, et qui est le plus fréquemment utilisée dans les cimetières en France. Le graveur peut parfois utiliser des colombes pour les gravures de compositions ou de portraits ou de fleurs.
  • La gravure mécanique par sablage : elle est réalisée en atelier par la projection puissante d’une poudre abrasive à travers un système de pochoirs. Cette poudre va graver par creusement les inscriptions ou les motifs. L’application de la feuille d’or ou de la couleur se fait ensuite manuellement.

Les inscriptions se font sur les surfaces horizontales ou verticales, par enlèvement de matière. Il est important de savoir que l’or ou la couleur des inscriptions faites sur une surface horizontale va s’altérer plus rapidement que dans le cas d’une inscription sur une surface verticale. Un rechampissage est toujours possible pour redorer ou remettre de la couleur.

Le nom

Les monuments reçoivent en premier lieu la gravure du prénom, du nom et la date de naissance et de décès des défunts. Selon le nombre d’emplacements disponibles dans la sépulture, il convient de prévoir où prendra place la gravure des noms des futurs défunts.

Mais la gravure ne se limite pas nécessairement à ces seules informations : une épitaphe, un portrait, la reproduction d’un dessin , une signature, un emblème, une décoration sont autant de gravures possibles.

Les épitaphes

Les épitaphes qui font le charme des tombes anciennes sont aujourd’hui assez rares.
La famille peut choisir une citation religieuse ou une citation d’auteur, une phrase écrite par le défunt ou par un proche, un message d’espoir ou d’amour, quelques mots sur le défunt, ce qu’il a fait, ce qu’il a représenté.

L’humour a également droit de cité dans les épitaphes. De par son caractère très personnel, on le trouvera plus généralement sur la sépulture d’une seule personne plutôt que sur un caveau de famille.

Ex : « Enfin libre, Enfin libre, Merci Dieu tout-puissant je suis enfin libre. » « Tirez le rideau, la farce est terminée. »

En guise d’épitaphe, une sépulture peut être couverte de mots personnels manuscrits qui seront réalisés dans un premier temps avec un crayon gras par la famille, puis gravés, dorés ou colorés sur place par le graveur.

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